Des misérables et des incroyables

La nuit a été courte, je sentais un pois inhabituel sur mes pieds. Caroline se réveille en sursaut: “La tente s’est effondrée”. Effectivement, plus de 5 cm de neige sont tombés pendant la nuit…de la neige lourde, gorgée d’eau. Une pièce de plastique, un peu trop bon marché à mon goût, à cédé sous le poids de la neige. C’est une pièce qui tient en place le poteau principal de la tente. Heureusement, plus de peur que de mal, après avoir retiré toute la neige de la tente, elle reprend forme ou presque.

Nous déjeunons en vitesse, car il y a une accalmie et nous voulons tout ramasser au plus vite. Il fait environ -3 degrés Celsius, malgré que la neige ait cessée, nous sommes trempé et frigorifié. Il faut partir et marcher rapidement pour se réchauffer. Il neige, il pleut et il fait froid…nous sommes vraiment misérables. Même après 2 heures de marche, on peine à se réchauffer.

Nous devons arrêter à Warner Springs pour récupérer un colis, nous devons y être avant 11h30. Le terrain est plat, nous sommes sur des terres de cultivateurs. Je marche d’un pas décidé et Boum..face à face avec 3 vaches dans le sentier, elles sont imposantes et je me demande si elle me laisseront passer. Elles me regardent l’air un peu offusquées et curieuse en même temps. Après tout je suis chez elles. Finalement, après quelques négociations la voie est libre.

Après 1 mile de marche sur la route…et quelques éclaboussures de voitures , enfin rendu au bureau de poste. Il fait une de c’est chaleur à l’intérieur…nous ne voulons plus partir. Nous sommes à réorganiser notre sac pour y ajouter le contenu de notre paquet. Un homme entre et nous interpelle, “I’m Off Trail, I can give you a ride to go back to the community center”. Nous acceptons volontiers. Il faut dire que le centre est à côté du sentier et normalement fermé, mais ouvert aujourd’hui car les écoles sont fermées, tempête de neige oblige. Denise, l’employé du centre nous offre du café et d’utiliser la sécheuse pour notre linge. Nous acceptons, nous sommes détrempés et frigorifiés. Nous y passons quelques heures en attendant que le temps s’éclaircisse. Nous discutons avec Denise et d’autres randonneurs. De misérables, à sec, frais et dispos nous sommes, grâce à des gens incroyables.

4 commentaires sur “Des misérables et des incroyables

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  1. A venir jusqu’à maintenant, la température n’est pas de votre bord. Cela doit mettre le moral à l’épreuve. Au moins vous avez des gens gentils et aidants placés sur votre chemin.

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