Follow the yellow blazes

Lorsqu’on était sur l’AT, il y avait une phrase à retenir pour ne pas se perdre: “Follow the white blazes”. Tout le sentier était marqué par des bandes blanches.

Une bande blanche de l’AT

Il nous est déjà arrivés qu’on dépassait des randonneurs et pourtant 2 jours plus tard, nous les dépassions de nouveau. C’est gens suivaient les “yellow blazes” (les lignes, ou bandes jaunes sur la route). Ils sautaient des sections difficiles, en auto. Et bien cette fois c’est nous, nous avons sauté une section de 38 miles, pas seulement car c’était difficile, mais parce que c’était dangereux. Nous avons du matériel pour l’été et non pour des conditions hivernales. Certains sont montés, ils ont eux très froid ils sont descendus. Le but est de se rendre au Canada, sans risquer notre vie.

Après un triple zéro, il était temps de retourner dans le sentier. Malgré tout le temps passé en ville, il y a encore une section de la PCT qui est fermée. La seule option est de prendre la “Black Mountain Road”, un sentier de 7.2 miles qui nous ramène à la PCT. C’est essentiellement de la montée, avec de la neige dans la dernière portion. Pour nous rendre au début du sentier, nous avons fait appel à Mama Jeanine. Nous sommes 4 randonneurs, dont Nate, qui nous raconte qu’il a monté San Jacinto, malgré l’interdiction. Il a eu très froid.

Nous sommes dans une forêt de pins et c’est couvert de neige. C’est très beau, mais ce n’est pas notre premier choix de marcher dans la neige. Nous suivons les traces de pas des autres randonneurs, mais il faut à l’occasion, regarder notre carte. C’est facile de si perdre. Nous avons passé 8000 pieds d’altitude, ce qui est plus haut que ce que nous avons monté sur l’AT. Nous avons l’occasion, dans le courant de la journée, de parler à des suisses, et des canadiens. Nous voyons peu d’américains. À notre site de tente, nous avons une vue incroyable sur le mont San Jacinto et San Gorgonio.

Vue sur le mont San Gorgonio

Le lendemain, nous début débutons avec 8 miles de descente qui nous mène dans la vallée, ça nous paraît interminable. Il y a un parc immense d’éoliennes, un “Wind farm”. L’interstate 10 traverse aussi cette vallée, elle mène à Los Angeles En bas, un robinet raccordé à une conduite d’eau qui alimente le quartier avoisinant, nous sert de point de rassemblement, et de ravitaillement en eau, Nate fait partie du groupe. Plusieurs randonneurs locaux s’arrêtent pour nous parler, dont 2 femmes très gentilles. Nous discutons quelques moments. Dans la vallée, il fait très chaud et le mauvais temps semble derrière nous. Aussi, je comprends rapidement la raison de ce parc d’éoliennes, le vent est très fort. Une fois rendu sous l’interstate 10, nous prenons une pause. L’endroit est très pollué, il y a tout sorte de débris au sol. Nate, qui est arrivé en premier nous demande si nous avons trouvé des “Trail Magic”, on lui répond par la négative. Le couple de canadiens arrivent ensuite et finalement les 3 suisses, qui eux ont du flair, ils ont trouvé le butin. Un sac de poubelle rempli de snacks, de fruits, bières et Gatorade. Nous avons l’air d’une bande de sans-abri à la recherche de nourriture tous autour du sac. C’est à la fois drôle, mais en même temps ça porte à réflexion…pour certains c’est leur quotidien.

Notre troisième journée s’annonce très belle, tôt le matin il fait déjà chaud. Nous avons une bonne monté à faire, mais qui sera payante. Rendus en haut, un groupe de femmes arrivent en même temps que nous. Nous discutons avec elles et nous avons droit à des “Trail Magic”, une orange et des M&M aux arachides. Probablement la meilleure orange que j’ai mangé de ma vie…ou presque, il faut bien dramatiser un peu. La matinée est parfaite, nous constatons que tout est en fleurs, nous voyons de plus en plus de bêtes de toutes sorte, dont des lézards et des serpents. On dirait que c’est terminé avec le mauvais temps, nous gardons les doigts croisés. Nous avons comme objectif de dîner de l’autre côté de la rivière Whiteface, que nous devons traverser les pieds dans l’eau. Elle fait 20 pieds de large et il y a beaucoup de courant. Après une longue analyse hydrologique de Caroline, nous avons l’endroit qui semble le plus sécuritaire. Je me lance le premier, tout va bien. Je dépose mon sac et retourne aider Caroline. Sain et sauf tous les deux. Nous cassons la croûte au soleil pour se sécher. Encore quelques miles en après-midi pour rejoindre Mission Creek.

Traverse de Whiteface River

2 commentaires sur “Follow the yellow blazes

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  1. J’y étais il y’a une quinzaine d’années entre les deux monts sur la 10 en direction Palms Springs.. il y avait un très fort courant de vent qui poussait ma fift wheel et javais l’impression de descendre une côte tant je n’avais pas besoin de peser sur le gaz. En bas désert sec et chaud et sur le mont san Jacinto , neige,glace et on gelait avec nos shorts

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