L’aqueduc de Los Angeles et les parcs d’éoliennes

Nous avons une journée de 24 miles à affronter. Heureusement, c’est principalement sur du plat. Les difficultés en vues sont, la chaleur, le vent et le manque d’eau. Il est 6h30 et nous sommes déjà partie. Il fait encore froid, surtout à cause du vent. Dès que le soleil se pointe, c’est déjà plus confortable. Nous voyons très bien la montagne de l’autre côté de la vallée, pourtant 24 miles nous séparent.

Après avoir traversé quelques champs, nous voilà à côté de la section à découvert de l’aqueduc, c’est comme une rivière canalisée.

Ensuite, nous suivons une autre section qui est un pipe-line en surface. Ces 2 sections ne sont pas très longues. La dernière section, la plus longue est une conduite de béton fermée. Au total, l’aqueduc fait 17 miles.

L’aqueduc de Los Angeles

Il y a régulièrement des trappes d’accès verrouillées pour inspection. On y entend l’eau couler. Je me dis que ça doit être frustrant lorsqu’il fait une chaleur insoutenable et de ne pas avoir accès à de l’eau même si on l’entend couler. Heureusement, ce n’est pas notre cas, le vent régule bien notre température corporelle.

L’aqueduc mène à un parc d’éoliennes. Il y en a beaucoup. Je fais des blagues avec les randonneurs à l’effet qu’il fait tellement chaud en Californie, qu’ils doivent me mettre des ventilateurs sur des poteaux.

Ce parc est impressionnant, mais malheureusement, ça détruit le paysage, mais c’est tout de même mieux que des centrales au charbon. À la fin de l’aqueduc, il y a un “spigot”, un robinet raccordé à celui-ci pour nous permettre un accès à de l’eau. Gracieuseté du LADWP (Los Angeles Departement of Water and Power). Il nous reste quelques miles à faire, cette fois en montée, pas très abrupte, mais c’est terriblement venteux.

Nous aboutissons à un site de tente près d’un cour d’eau, après 24 miles, la 2e plus longue distance parcourue de notre vie de randonneurs. Je sais que sur la PCT, certains parviennent à faire jusqu’à 60 miles dans 24h (un défi de la plus longue distance parcourue en 24h que certains se lance), mais ce n’est pas notre objectif d’atteindre ces distances.

Revenons à notre site de tente, même si ça nous semble à l’abri, c’est très venteux. Probablement la nuit la plus venteuse jamais vécue. Nous installons des monticules de roches pour bloquer le vent. Pendant la nuit d’importantes rafales nous réveillent. Finalement, le vent est tombé aux petites heures du matin.

Le lendemain, nous traversons un 2e parcs d’éoliennes. Celui-ci est encore plus gros, il y en a à perte de vue. C’est le Tehachapi Pass wind farm. On y compte 3400 éoliennes, pour une puissance totale de 710 mégawatts. À titre comparatif, la centrale LG-2 a une puissance de 5 616 mégawatts.

Nous devons traverser ce parc, les éoliennes sont très près de nous, certaines sont immenses. Nous avons dormi au pied de quelques-une. Leurs bruits répétitifs nous ont bien endormi.

3 commentaires sur “L’aqueduc de Los Angeles et les parcs d’éoliennes

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  1. Section mémorable! Vous êtes chanceux de l’avoir fait de jour, l’an passé la chaleur insoutenable obligeait tout le monde à faire cette section de nuit. Nous sommes partis de Hiker town vers 18h et sommes arrivés au camping du « spigot » vers 1h du matin. Un hiker de notre gang faisait les mêmes blagues que toi 😉 Il disait qu’ils devraient arrêter de faire tourner leurs ventilateurs, c’était tellement venteux dans le parc que le vent me poussait littéralement hors du sentier! Lâchez pas, le désert est presque fini!

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